Mémoires de village

Situé dans le département du Var, à mi-distance entre Toulon et Hyères, notre village présente tous les traits qui font de cette région un véritable pôle d’attraction. Deux rivières marquent son territoire : le Réganas et le Gapeau. Dominée par le Coudon qui culmine à 702 mètres, notre commune s’étend au pied de ce qui représente un véritable symbole pour les Farlédois.

Si les fleurs dominent aujourd’hui l’activité agricole du village, les cultures du blé et de l’olivier ont longtemps représenté les activités principales. 

Située en bordure de la zone commerciale de l’Est toulonnais, La Farlède possède également une vaste zone industrielle. Avec une population de 8 720 habitants, notre commune n’échappe pas à l’urbanisation grandissante due à l’extension de Toulon. Elle conserve malgré tout une situation privilégiée en gardant l’aspect d’un village tranquille au climat doux. Elle possède un centre-ville agréable et animé, une crèche, des écoles maternelles, élémentaires, un collège, une médiathèque, un complexe sportif et des associations variées et dynamiques. Au total, on dénombre environ 900 places de stationnement gratuit et près de 150 places en zone bleue pour le développement des commerces de proximité. En outre, notre village fait partie de la Communauté de communes de la Vallée du Gapeau et partage ainsi avec Belgentier, Solliès-Pont, Solliès-Toucas et Solliès-Ville un projet de développement commun tourné vers l’avenir.

 La Farlède en chiffres

  • Population totale de la commune entrée en vigueur au 1er Janvier 2013  :  8 426  - 2006 : 8 729 - 1999 : 6 873 - 2016 :  8870
  • Surface : 8,31 km2 (Moyenne nationale : 17 km2 / Rang national : 23.064ème)
  • Densité : 828 hab./km² (Moyenne nationale : 144 hab./km² / Rang national : 1.053ème)

Statut familial à La Farlède

  • Étudiants : 9,43%
  • Familles Mono parentales : 10,41%     

Immobilier à La Farlède

  • Propriétaires de leur résidence principale :  71,42% (moyenne nationale : 73,56%) 
  • Résidence principale de type maison/ferme :  69,98% (moyenne nationale : 82,39%) 
  • Résidence principale en immeuble :  25,91% (moyenne nationale : 6,3%) 

Histoire

La Farlède reste imprégnée de son passé de village provençal suffisamment loin des côtes pour préserver une certaine authenticité. La découvrir est un plaisir rare que seuls les anciens Farlédois peuvent vous offrir si tant est que vous montriez un peu d’intérêt pour ce qui a précédé l’autoroute, les lotissements et les supermarchés. Sans repousser le développement et l’inévitable évolution, il est enrichissant de se pencher sur ce qui fait les racines de cette région.

  • COUDON : la commune est dominée par le Coudon (700 m). Elle s’étend à ses pieds sur 811 hectares. Pour les Farlédois, le Coudon est un symbole, un point de ralliement. Ce vieux phare semble indiquer son chemin au voyageur pressé de rentrer chez lui.
  • RIVIERES : un fleuve côtier et une rivière marquent le territoire de la commune.
  • LE GAPEAU : dans ses méandres, il traverse les quartiers des Mauniers et de la Garrejade et procure l’eau d’arrosage. La source du Réganas alimente les jardins des Laures et du Partégal, faisant également tourner un ancien moulin à huile.
  • LA PLAINE : elle est située entre le massif schisteux des Maures et la Provence calcaire.
  • ETYMOLOGIE DU MOT FARLEDE : Frédéric Mistral, dans son grand dictionnaire, nous propose une étymologie du nom de La Farlède. On peut y lire : « La Farlède près d’Hyères, de Farleto, radical « ferla » qui donna « ferula commune de linna » qui n’est autre que le nom savant du gros fenouil ». Cette étymologie est contestée. Selon certains, elle remontrait plutôt à l’occupation romaine. Le nom de La Farlède viendrait alors de la juxtaposition de « far » (le blé) et de « leda » (que l’on peut rapprocher du mot gascon des Landes). Il signifierait donc « la terre à blé ».
  • LA PAROISSE ET SON HISTOIRE : L’église de La Farlède a été construite en 1751. De style roman, elle est dédiée à l’Immaculée conception comme le montre le tableau surmontant le maître-autel placé le 8 décembre 1755, jour de la bénédiction de l’église. Construite au XIe siècle par les chanoines de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, la chapelle de la Trinité est le plus vieux monument religieux de la commune ; un grand nombre d’ex-votos tapissent les murs.

Initialement, la commune était composée de hameaux avec quelques ruelles sur lesquelles donnaient des porches ou des escaliers extérieurs. Les Mauniers sont restés pratiquement inchangés et donnent une bonne idée de ce que pouvait être l’habitat local au XVIIe siècle. Au début du XIXe siècle, le village poursuit son extension le long de la route. Des immeubles se construisent autour d’une placette et de part et d’autre de la voie en direction de Solliès-Pont et de Toulon.

L’habitat change quelque peu dans son aspect extérieur. Puis, le village s’étale encore et dans les années 1970, les lotissements naissent tout autour de l’ancien bourg. La population connait un accroissement considérable.

En 1766, un recensement fait état de 793 âmes au village. Environ deux siècles plus tard, entre 1968 et 1982, la population s’accroît, doublant presque en 14 ans (de 2540 à 4472 habitants) alors qu’il avait fallu 28 ans entre 1940 et 1968 pour une augmentation de 1200 habitants.

ARTISANS ET INDUSTRIE

Dès les premiers temps, le grès présent sur une grande partie de la commune est exploité. On en tire des matériaux de construction. D’autres activités se développent à La Farlède, dispersées çà et là, puis rassemblées dans les zones d’entreprise de la commune. Une mine de gypse alimentait une plâtrière et une mine d’argile, une tuilerie. La plâtrière fut l’une des activités principales de La Farlède. En 1947, deux Parisiens louent la plâtrière pour la transformer en champignonnière. Celle-ci fonctionne jusqu’en 1960, date à laquelle son activité cesse par un défaut de fumier de cheval dû à la disparition des attelages.

La tuilerie fut aussi une activité de la commune. L’argile extraite des collines était mélangée à la terre provenant de la plâtrière pour confectionner la base du matériau nécessaire à la confection des tuiles. Le mélange était malaxé avec de l’eau grâce à l’énergie produite par des chevaux qui tournaient autour du bassin. La boue ainsi obtenue était mise à sécher au soleil. Lorsqu’elle devenait malléable, elle était transformée « en canal » sur les cuisses même des ouvriers avant d’être mise à nouveau à sécher, cette fois, dans un four à bois. La tuilerie ferma ses portes en 1929.

La Farlède eut également une fabrique d’échelles qui appartenait à la famille ESCARRAT.
Les échelles produites étaient souvent utilisées pour la cueillette des fruits. On les appelait les « escarassons ». Cette activité s’est développée pendant plus de trois siècles.

Le charbonnage fut l'un des métiers exercés dans la commune. Vers 1914, une cinquantaine de charbonniers exercaient dans nos collines. La corporation des charbonniers était particulièrement respectée. Ils avaient le privilège de présenter leurs félicitations lors des naissances et mariage à la cour de France.

Agriculture

AGRICULTURE : Les premières cultures sont celles de l’olivier et du blé. Les restanques que l’on rencontre tout au long des pentes du Coudon en permettaient l’exploitation. Dans le village existaient quelques magnaneries (bâtiments servant à l’élevage de vers à soie). Cette activité s’exerçait surtout dans le quartier de « la Corse » situé en haut du village.  

Puis, la vigne prit une forte expansion. Mais ce sont surtout les fleurs cultivées en plein air (violettes et narcisses) puis dans des serres, qui dominèrent l’activité agricole de la région.

RECAPITULATIF

Des faits qui ont marqué la période de 1789 à 1977...

1789 : la Révolution française est l’ensemble des mouvements révolutionnaires qui se succèdent en France de 1789 à 1799 pour abolir les structures de l’Ancien Régime. Cette révolution se déroule en plusieurs étapes. Lors des états généraux réunis le 5 mai 1789, le tiers- état impose la souveraineté de la nation, révolution politique capitale que la prise de la Bastille (14 juillet 1789) couronne de façon symbolique

  • 1789 : le 6 avril, les électeurs du clergé des 3 sénéchaussées de Toulon, Hyères et Brignoles élisent le curé Farlédois Jean-Joseph RIGOUARD comme député
  • 1799 : le 4 juillet, le 15 messidor an VII, le directeur exécutif, par décision signée « Sieyès » crée quatre nouvelles communes : Solliès Ville, Solliès-Pont, Solliès Toucas, Solliès-Farlède
  • 1800 : M. Jean-Louis CHICHON est désigné comme responsable de la construction et de la perception communales. Dès cette époque, il est demandé à M. Joseph GUIOL de réorganiser la garde nationale
  • 1802 : 7 brumaire de l’an IX (7 octobre), le premier conseil municipal se réunit. Il décide d’un bureau de bienfaisance pour soutenir la population la plus défavorisée
  • 1802 : le premier instituteur M. Joseph GUEIT est nommé
  • 1854 : le choléra fait sa réapparition
  • 1862 : la mairie prend à sa charge le loyer du docteur PAULET afin de l’inciter à se fixer à Solliès-Farlède
  • 1863 : la gare est construite, le pensionnat des jeunes filles du Partégal est créé
  • 1874 : la décision est prise de planter 120 platanes aux abords du village
  • 1877 : construction de fontaines et installation de l’éclairage des rues par des fanaux munis de lampes à pétrole
  • 1880 : Solliès-Farlède devient La Farlède. Dans la même année, l’équipement des trottoirs est réalisé
  • 1880 : début de la culture florale, surtout des violettes, l’une des fiertés du canton
  • 1883 : nouvelle et dernière épidémie de choléra
  • 1899 : le 8 octobre, un orage d’une rare violence fait déborder de son lit le Réganas
  • 1900 : les rues reçoivent des noms et les maisons sont numérotées
  • 1905 : le début de l’électrification est un grand progrès pour les Farlédois. C’est la modernisation assurée pour le village
  • 1907 : le lavoir de la place se voit recouvert d’une voûte de protection et surtout d’une canalisation d’évacuation des eaux usées vers les égouts. Au début du siècle, la plâtrière appartient à M. Auguste GUIOL. Celui-ci la lègue alors à sa fille alors que son fils prend sa suite à la tuilerie. Elle devient ultérieurement une champignonnière. Par ailleurs, deux moulins à huile fonctionnent grâce à leurs mouliniers M. RICCA et M. GUIOL.

 

Armoiries de la ville

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a_00f6c9d7ac.jpg, par Sophie

Les armoiries de La Farlède sont imaginées par le félibrige majoral Maurice RAIMBAULT, archiviste adjoint des Bouches-du-Rhône, et remises au village ainsi que sa devise « DÓU SOULÈU TOUT BÈN » (du soleil vient tout le bien).

Les armes sont d’azur et on trouve sur le blason 7 épis de blé d’argent liés de gueules surmontés en chef d’un soleil d’or (armes adoptées par le conseil municipal le 4 juin 1911).

Le soleil évoque le souvenir du sceau parlant de la commune mère Solliès-Ville. Le blé a été adopté comme étant par nature le symbole majeur des produits du terroir le plus nécessaire à la vie. « Le blé est symbole d’abondance, de multiplication, de paix ».

Le nombre des épis liés rappelle l’union des sept hameaux d’origine: Les Mauniers, Les Guiols, Les Grands, Les Laures, Les Fourniers, Les Nartières et Jérusalem, que la prospérité grandissante de la commune a transformés en une seule agglomération :

«L’écu timbré de la couronne murale d’or à deux tours, soutenu de deux branches de cerisier fruitées au naturel».

Devise du village « Dou Souléu Tou bén » : « Du soleil vient tout le bien »

 

Pendant la guerre 14-18, La Farlède n’est pas épargnée.

  • 1918 : La Farlède rend hommage à ses morts en érigeant un monument aux morts dans le cimetière
  • 1927 : la cave coopérative ouvre ses portes. Elle est créée à l’instigation de M. le Maire Ernest FOUQUE et M. Paul BOREL qui en est le président fondateur
  • 1929 : la tuilerie ferme ses portes
  • 1936 : création de la cantine scolaire
  • 1942-1943 : les Allemands s’installent à La Farlède. C’est à cette époque qu’est créée par les Allemands la société de production industrielle S.-P.-I. sur l’emplacement actuel de la scierie de la DCAN. Cette entreprise est destinée à expérimenter la fabrication synthétique d’essence à partir de sarments de vigne.
  • 1944 : le 21 août marque la libération de La Farlède
  • 1947 : la plâtrière est transformée en champignonnière
  • 1951 : le village est équipé d’un tout-à-l’égout
  • 1956 : une vague de froid frappe la France, les oliviers sont gelés. Dans la même année, après cette fameuse période de froid, le moulin ferme ses portes
  • 1965 : sur décision du conseil municipal, les platanes qui bordent la route de Toulon sont abattus ; ils gênent les riverains, leurs racines soulèvent les sols des maisons.
  • 1970 : la zone industrielle de La Farlède est créée. Ce site représente à ce jour la première zone industrielle du Var. La ZI s’étend sur trois communes : La Farlède, La Crau et La Garde et 170 hectares.
  • 1971 : le groupe scolaire Jean AICARD (ancien maire de Solliès Ville, poète et écrivain provençal) est construit. Cet établissement est mis en service le 8 septembre 1971. Dans la même année, le hameau des Mauniers et le quartier avoisinant sont desservis par le réseau de distribution d’eau potable
  • 1972 : le canal de Provence est aménagé permettant ainsi la desserte en eau agricole
  • 1972 : l’ancien groupe scolaire est cédé à la commune par le ministère de l’éducation nationale. Il est transformé en hôtel de ville.
  • 1973 : inauguration de la mairie
  • 1977 : la mairie acquiert des terrains et agrandit le cimetière
  • 1977 : le maire, M.MISTRAL démissionne pour raison de santé et laisse la charge de la commune à M. PANTALACCI

 

Livret au fil du temps .pdf/3,52Mo, par Jacquel Sandrine

Vous pouvez retrouver le livret en vente à la Médiathèque Eurêka pour 2 euros.

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